Ch 7 : New dep@rture

En sortant de l'immeuble, Nicholas fouilla ses poches et trouva les 100 Dollars que sa tante lui avait donné en argent de poche. Il se dit alors qu'il pouvait aisément subvenir à ses besoins le temps de mettre la main sur son pactole. Alors qu'il était en train de structurer sa pensée pour faire des plans sur l'avenir, il s'arrêta net devant une vitrine d'électroménager. Une vingtaine de télés lui renvoyaient son image. Nicholas chercha la caméra en vain et finit par s'attarder sur son visage. Depuis son réveil, il ne s'était pas vraiment attardé sur son apparence. Pour lui, il était toujours lui en plus vieux. Lorsque l'infirmière lui avait donné un miroir et qu'il se vit pour la première fois, il n'était pas plus choqué que ça de ressembler à ce qu'il était devenu. Mais en voyant sa tête en plusieurs exemplaire sur écran géant en pleine rue, il se mit à penser que désormais il ressemblait à "quelqu'un". Il n'était plus le petit blond chétif, il était le grand blond aux lunettes noires.
Un klaxon l'arracha à son propre dévisagement.
-Nicholas! Allez vient! Monte dans la voiture!
Il fit mine de ne pas voir sa tante qui roulait au pas le long du trottoir, et se mit à marcher pour l'éviter.
-Nicholas il faut qu'on parle! Tu ne peux pas me faire ça!
Sa tante criait d'un ton plaintif, mais cela ne le touchait pas.
-Je me suis endettée ! Je vis au dessus de mes moyens ! Je n'ai qu'une petite retraite Nicholas!
Il s'arrêta net, fit demi-tour et fixa sa tante dans son costume de luxe et dans sa voiture de frime. Il s'approcha, prit appuis sur la portière et dit d'un ton calme:
-D'accord, je rembourserai tes dettes, ta voiture, ta maison mais ne croit pas vivre de l'argent de mes parents. Tu ne nous as jamais aimé, je ne t'aime pas non plus.
Tante Elizabeth resta silencieuse à la fois soulagée de l'humanité de son neveu mais déçu de ne pas partager sa nouvelle fortune.
Tout d'abord se dit Nicholas le plus important est de quitter cette ville qui ne lui rappellerait que de mauvais souvenirs. Une fois l'argent bien en poche il décida de quitter l'État de Rhode Island pour celui de Californie.

# Posté le lundi 01 septembre 2008 16:24

Modifié le jeudi 30 octobre 2008 09:38

Ch 6 : B@d Surprise

Ch 6 : B@d Surprise
Après cette dépensive escapade Nicholas n'avait qu'une envie, rentrer chez sa tante au calme et se poser pour réfléchir tranquillement. Mais sa tante avait déjà prévu toute autre chose pour son neveu préféré.
-Avant de rentrer j'aimerais qu'on passe voir M. Gonzalez tu sais je t'en ai déjà parlé.
-Pour quoi faire, tu sais j'aimerais bien me caler tranquille et réfléchir au calme.
-Ne t'inquiète pas, ça va être rapide tu as juste à signer quelques papiers et on s'en va.
Nicholas ne répondit pas, enfonça ses écouteurs, appuya sur "play" et observa autour de lui. Il emmagasinait toutes les choses auxquelles il n'était pas habitué. En écoutant "Right here, Right Now" de Fat Boy Slim toutes les informations rentraient dans sa tête par l'intermédiaire de ses larges Ray Ban. D'immenses écrans diffusaient des pubs et chaque carrefour ressemblait à celui de Time Square, dans son souvenir les voitures étaient plus grosses et les formes moins longilignes.
Sa tante avait l'air de connaitre parfaitement le quartier et enchainait les intersections avec habitude. Arrivée à hauteur d'un immense building de verre elle donna un coup de volant et s'engouffra dans un parking sous-terrain.
-C'est là, tu vas voir c'est un homme charmant.
Alignées dans cet immense parking sous-terrain, Nicholas se rendit compte que toutes les voitures se ressemblaient. De petites voitures aux formes originales et aux couleurs pastelles. Nicholas demanda la marque de ces voitures ce à quoi sa tante lui répondit que c'était une marque indienne qui avait mis sur le marché ces citadines fonctionnant à air comprimé. Nicholas trouva sa curiosité parasitée par l'attitude de sa tante bien étrange à son goût.
Dans l'ascenseur, Tante Elizabeth souriait nerveusement comme un gamin qui sait ce qui se trouve sous le sapin. Nicholas toujours plongé dans son iPod, regardait les informations. C'est donc un afro-américain qui est devenu Président de la République?, se demanda-t-il en silence. Sur son petit écran, un homme noir avec les joues creuses et les traits de l'âge commençant à se faire sentir descendait d'un énorme hélicoptère vert foncé et saluait on ne sait trop qui de la main tout en étalant un large sourire à qui voulait le réceptionner.
L'ascenseur s'ouvrit, Nicholas rangea son gadget dans sa poche et demanda à sa tante:
-On doit faire quoi précisément ?
-Je t'ai dit, quelques signatures et tu ne le regretteras pas. Ne soit pas si impatient, tu le sauras bien assez tôt.
Nicholas hésita à sortir de l'ascenseur en voyant l'immense couloir moquetté de tout son long. Les immenses portes en bois de chaque côté, les dorures, les peintures et tout le sérieux qui va avec ce genre de lieux lui rappela le cabinet de son pédopsychiatre. Sa Tante très pressée, le pris par le bras et se dirigea aussitôt vers l'une de ses portes. Une des dames à l'accueil les interpella:
-S'il vous plait ?! Vous avez rendez-vous ?
Et sa tante répondit avec un sourire fier:
-Mieux que ça, nous sommes attendus.
En poussant les immenses portes, un petit homme derrière son bureau sauta de sa chaise et vint saluer Nicholas:
-Bonjour bonhomme, comment vas-tu? Tu as bien grandi. Madame... , dit-il en tournant la tête rapidement vers Elyzabeth. Nicholas compris qu'ils se connaissaient et senti que quelque chose se tramait dans son dos.
-Je me présente, Juan Gonzalez, nous étions amis avec ton père à la Faculté. C'est pourquoi il m'a tout naturellement confié son testament. Comme tu le sais sûrement, nous sommes ici dans mon bureau et je suis Notaire, dit-il fièrement en écartant les bras comme pour que ses hôtes puissent constater toute sa réussite.
Après un rapide coup d'½il au diplôme encadré et accroché au dessus du bureau entre une partie de pêche avec de vieux inconnus et une photo de famille, Nicholas observait ce petit homme tiré à quatre épingles qui avait un air de Pacino dans le chef d'½uvre de Coppola avec son costume en satin et son foulard en soie. Un mec louche se dit Nicholas.
-Asseyez-vous, je vous en prie.
Il sorti d'une étagère une chemise pour en extraire un paquet de feuilles.
Tante Elizabeth tapota nerveusement la cuisse de Nicholas comme pour le stimuler mais celui-ci n'avait qu'une envie, en finir avec ce cirque.
-Nicholas... Voici le testament de tes parents. Je vais vous l'énoncer à haute voix, c'est un texte rédigé par ton père dans le cas où ta mère décèderait aussi. Tu deviens donc l'héritier direct et unique.
-Je peux le lire ? Demanda Nicholas pour abréger toutes ces manières. Le texte dactylographié datait de Septembre 2007. Un mois avant l'accident. Son père avait-il prévu la possibilité de mourir et de laisser son fils orphelin? Ou avait-il seulement fait une mise à jour de son testament? Plusieurs questions sans réponses vinrent à l'esprit de Nicholas. En lisant le texte, il se mit à penser qu'il allait pour une fois utiliser à bon escient son syndrome d'ataraxie. En comparant les chiffres annoncés de l'assurance vie, le nombre assez conséquent de compte en banque dans différent pays et l'envie de savoir évidente de sa tante, Nicholas compris rapidement pourquoi sa Tante tenait tant à le faire venir ici. Son impatience l'a trahie.
Sans même donner un signe de satisfaction ou de déception, il remit les feuilles signées au notaire et demanda à sa tante de partir. Sa tante surprise de la réaction de Nicholas ne voulait pas partir.
-C'est tout ? Nicholas attends, qu'est-ce qu'il se passe? Monsieur Gonzalez, je ne comprends pas, et le butin il n'existait donc pas ?
Monsieur Gonzalez ne répondit pas et raccompagna Nicholas à la porte. La Tante s'affala sur un fauteuil complètement dépitée. A voix basse Nicholas demanda à Gonzalez:
-Un million de Dollars?
-Oui... Ils sont à toi désormais. Mais ce n'est que le sommet de l'iceberg. Appelle-moi quand tu le souhaitera. Je suis désolé d'avoir plus ou moins mis ta tante au courant mais j'étais contraint de la contacter, elle était la dernière à pouvoir espérer toucher cet argent, après toi bien entendu.
-Elle est au courant de quoi?
-Elle ne sait pas grand chose si c'est ça que tu veux savoir. Dis-lui que c'était une erreur de ma part, je ne sais pas après tout ce que tu souhaites faire de tout cet argent mais elle le saura forcément.
-Non.

# Posté le lundi 01 septembre 2008 16:24

Modifié le lundi 29 septembre 2008 17:44

Ch 6 : Centre Commerci@l

Ch 6 : Centre Commerci@l
Dans la voiture, une Audi sportivement dernier cri et décapotable, Nicholas restait silencieux et observait la rue, les gens et chaque objet devenaient une source d'interrogation. Pourquoi les gens s'habillent-ils comme ses parents il y a trente ans? La mode serait cyclique, elle reviendrait sur les bases d'une mode passée avec une période d'une trentaine d'année, et de simples détails changeant remettraient au goût du jour des modes totalement ringardes entre-temps. Il se rendit compte que la voiture de sa tante, aussi sportive en avait-elle l'air, ne faisait absolument aucun bruit. Ses idées fusaient de manière désordonnée et c'est pourquoi Nicholas voulait se retrouver tout seul chez sa tante.
-Le médecin m'a dit que tu aurais besoin d'une bonne paire de lunettes, on va t'acheter des habits dignes d'un grand garçon à Providence Place et ensuite on ira voir Maître Gonzalez, tu vas voir c'est très important.
Nicholas n'écoutait pas, le monde qui l'entourait semblait aseptisé, les hommes et les femmes imitaient un défilé de mode dans des rues d'une propreté déconcertante qui lui renvoyaient le souvenir d'un film qui racontait l'histoire de Thruman, un homme vivant dans le mensonge sur un plateau télé grandeur nature. Il se mit à penser que le monde était un beau bordel de nature et que l'homme en essayant de tout régenter à sa manière ne faisait que le rendre moins vrai.
Une fois arrivé dans l'immense centre commercial, Tante Elizabeth dit joyeusement:
-Fais-toi plaisir, aujourd'hui je t'offre ce que tu voudras.
Nicholas se souvenait de sa tante il y a quelques années, une veuve à la retraite qui ne roulait pas sur l'or. Comment se faisait-il qu'aujourd'hui elle conduisait une berline de luxe, qu'elle était habillée de grandes marques françaises et qu'elle était prête à lui payer ses caprices. Nicholas demanda ironiquement:
-Tu as gagné au Loto?
-C'est presque ça... Ne te soucis pas de ça, ça me fait plaisir c'est tout.
Aussitôt dit, Nicholas bloqua sur un écran géant sur lequel une silhouette noire dansait sur des fonds multicolores. Nicholas testa la bonté de sa tante en lançant:
-Je veux ça.
Très au courant de la tendance, sa tante surprise, répondit en souriant:
-Un iPod?
-IPod... oui j'en veux un si c'est possible bien sûr.
-Evidemment mon petit Nicholas, tout est possible ! Suis-moi.
Quelques minutes plus tard Nicholas appréciait la musique grâce à son nouveau baladeur miniature pré-remplit de grands classiques. Il lança la lecture aléatoire et tomba sur Marilyn Manson, Tained Love. A l'écoute de cette musique, des frissons traversèrent son corps comme le courant d'une chaise électrique et le réveilla. Il pris conscience qu'il était passé si proche de la mort qu'il devait désormais profiter de la vie. Dix-huit ans c'est l'âge idéal pour se mettre à apprécier tous les plaisirs qu'offre l'existence.
Après l'achat de plusieurs milliers de Dollars d'habits de marque, choisis avec goût, Nicholas était maintenant persuadé de la générosité de sa vieille Tante. Il était maintenant en train d'essayer des lunettes de vue comme l'avait conseillé le médecin. Un nouveau look pour une nouvelle vie, telle était la phrase qu'il se répétait à chaque choix vestimentaire. Les lunettes étaient là surtout pour le look, sinon il aurait très bien pu grâce à des lentilles de contact s'acquitter de ce fardeau.

# Posté le lundi 01 septembre 2008 16:22

Modifié le mardi 23 septembre 2008 16:47

Ch 5 : Domm@ge

Le lendemain matin, Nicholas eut plaisir à se réveiller pour deux raisons. La première étant qu'il se demanda la veille au soir s'il n'allait pas se rendormir encore pour une durée indéterminée. Et la seconde étant que l'infirmière qui vint le réveiller était tout simplement charmante.
Le fantasme de l'infirmière à son paroxysme. Blouse blanche immaculée sur un fin pantalon blanc sans pli, lui-même recouvrant des sabots en plastique encore plus blanc. Et le tout surmonté d'un visage blond angélique, quasi inexpressif. En fait si, son visage exprimait une quiétude enfantine surmontée d'une assurance évidente.
Il se mit à penser qu'à présent il était en âge de prétendre à atteindre ce genre de fille et que s'il n'était pas dans cet état il l'inviterait volontiers à prendre un verre non sans arrière pensée.
-C'est vrai quoi, se dit-il dans sa tête, boire un verre c'est inviter la personne à une séance d'intimité partagée sans trop se l'avouer car ça peut en rester facilement là. Mais l'intention est tout de même évidente.
A cette pensée l'infirmière lui lança un sourire magnifique, haussa les épaules en tournant les talons et sortit de la chambre en lançant qu'elle reviendrait un peu plus tard avec son petit déjeuner. En voyant cela, Nicholas eu un doute. Il n'aurait tout de même pas exprimé sa pensée à voix haute?
A peine deux minutes plus tard, l'infirmière avançait jusqu'à son lit précédée d'un chariot à roulette sur lequel se trouvait un minuscule plateau repas micro-ondé.
Dans sa tête, Nicholas luttait à aligner tout un tas de bouts de phrases mit sans dessus dessous. Il décida devant tant d'inaptitude à faire une phrase digne d'une demande à boire un coup, de se taire.
La fille, elle, apparemment le trouvait très à son goût. A en juger les sourires d'une traitre largeur et au teint de ses paumettes rosies par sa température corporelle soudainement changeante, il ne la laissait pas indifférente, c'était même une évidence.
-Vous me plaisez, lâcha Nicholas avec regret.
L'infirmière pouffa en finissant d'installer le repas sur le lit de malade. Elle ne dit rien.
-Non excusez-moi je ne le pensais pas...
-Vous savez, repris la jeune femme, je peux te tutoyer?
-Nicholas.
-Nicholas Bowman je sais oui, je peux te tutoyer?
-Bien sûr, nous sommes entre adultes.
A ces mots, Nicholas fut surpris de tant d'assurance vis à vis des femmes qu'il n'avait jusqu'alors jamais abordé de la telle sorte.
-Cela fait maintenant deux ans que je travaille dans ce service et j'avoue t'avoir trouvé mignon alors que tu dormais bien profondément.
A ces mots, Nicholas imagina l'infirmière et quelques unes de ses collègues en train de lui faire la toilette. Elle connaissait sûrement mieux son corps que lui-même... Cette idée l'amena à vouloir enchérir et arrêter les insinuassions mais une petite personne endimanchée dans un ensemble Chanel très mal porté fit son apparition et mit fin à l'idylle.
-Ooooh! Mon neveu! Mon petit Nicholas! Tu es vivant! Tu vas bien? Je suis ravie!
L'infirmière s'éclipsa au grand regret de Nicholas qui se serait bien dispensé des retrouvailles d'avec sa tante.
Il se consola en se disant qu'après tout elle n'était pas son genre, les blondes, se dit-il, manquent vulgairement de charme.
-Tante Elizabeth? fit Nicholas tout de même déçu de la tournure des choses.
-Oui c'est bien moi, alors tu me reconnais, tu sais j'ai pris bien soin de toi pendant tout ce temps.
-C'est gent..
-Mais il fait tout noir ici, s'exclama-t-elle en sautant sur le volet roulant. Allez debout là-dedans, tu as beaucoup de choses à faire tu sais.
Nicholas se demandait bien ce qui pouvait l'attendre mais joua le jeu.
-A bon ? Il y a une fête organisée en l'honneur de mon prompt rétablissement ?
-Ne dit pas de bêtise Nicholas, je te parle de choses bien plus intéressantes.
-...
-Je ne vais pas y aller par quatre chemins. Feu tes parents..., commença-t-elle sa phrase avec un air triste, t'ont laissé un fabuleux cadeau en partant, repris-t-elle avec entrain.
Nicholas trouva complètement déplacé cette joie non dissimulée et se demanda ce que pouvait être ce si fabuleux "cadeau" qui lui était réservé.
-Habille-toi, le médecin a dit que tu pouvais rentrer à la maison. Nous partons.

# Posté le mercredi 20 août 2008 17:33

Modifié le lundi 08 septembre 2008 13:28

Ch 4 : Rêv@gue

Ch 4 : Rêv@gue
Au milieu d'un désert de rocailles grises comparable au sol lunaire, Nicholas se retrouve sur une route large et droite. Comme d'habitude aucune voiture ne circule par ici. Il observe autour de lui et ne voit rien d'intéressant. Le bas côté se trouve en contre-bas de la route et semble difficile à gravir dans le cas où il se retrouverait en bas. L'horizon est bouché au loin par de grandes chaines de montagnes aux sommets enneigés mais la température est étouffante comme aux abords d'un volcan en éruption. Il décide donc de rester sur cette route noircie par la chaleur qui la fait fondre.Ne connaissant pas cet endroit quelque peu hostile par son aspect totalement vide, non seulement sans personne, mais aussi sans végétation, sans animaux ni eau ni quoi que ce soit de comestible, Nicholas décide alors dans un élan d'instinct de survie de se mettre à courir pour rejoindre un endroit plus accueillant se trouvant certainement au bout de cette route. Il sue rapidement, suffoque, l'air est irrespirable, il se sens faible, n'arrive plus à avancer, tombe à genoux. En relevant la tête il voit une voiture un peu plus loin. Toujours cette même voiture qui a eu raison de la vie de ses parents. Il se relève et avance prudemment jusqu'à se rendre compte que les portières avant sont ouvertes, les warning clignotes lentement et le moteur tourne au ralenti. Il observe l'intérieur et trouve des sièges vides, de la radio sort un air de lily allen, littlest things qui fait régner une ambiance étrange. En montant sur le capot et tournant sur lui-même, il est formel, personne ne se trouve à moins de plusieurs kilomètres à la ronde. Il s'installe donc au volant, monte un tantinet le volume et enfonce l'accélérateur en regardant le compteur monter jusqu'à plus de cent miles per hour. Le paysage devenu flou n'en reste pas moins monotone. Seul le bitume avalé prends forme. La ligne droite, à grande vitesse perd de son aspect rectiligne et Nicholas enchaine les courbes les unes après les autres. Et puis le gris rocailleux prends des couleurs plus vives, Nicholas ralenti, se sont des troupeaux entier de lamas qui jonchent une steppe hydratée par miracle, des fleurs blanchent poussent telles des Edelweiss sauvages. Amusé de cette surprenante compagnie, Nicholas continu son chemin et se rend compte que la route montait lentement depuis le début. Il se retrouve alors au sommet d'un col. De l'autre côté un spectacle magnifique s'offre à lui. La plaine semblable à un puzzle aux couleurs allant du beige à l'ocre en passant par des tons violacés que dieu se serait amusé à reconstituer au hasard, était traversé en son centre par un magnifique oasis verdoyant. Une voix vint soudain le déconcentrer et gâcher tout ce plaisir visuel:
-Monsieur Bowman ? Vous m'entendez ? Monsieur Bowman...

# Posté le mercredi 20 août 2008 14:00

Modifié le lundi 08 septembre 2008 17:08